----> Montage <----

----> Montage <----

# Postato venerdì 26 agosto 2005 14:33

----> Ebauche n°2 <----

Avons-nous donc commis une action étrange ?
Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi
Je frissonne de peur quand tu me dis: "Mon ange !"
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi.

Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée !
Toi que j'aime à jamais, ma soeur d'élection,
Quand même tu serais une embûche dressée
Et le commencement de ma perdition !

Quand même tu serais une embûche dressée
Et le commencement de ma perdition !

Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S'éprenant d'un problème insoluble et stérile,
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté !

Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
À ce rouge soleil que l'on nomme l'amour !

On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître !
Mais l'enfant, épanchant une immense douleur,
Cria soudain : "Je sens s'élargir dans mon être
Un abîme béant ; cet abîme est mon coeur!"

Brûlant comme un volcan, profond comme le vide !
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraîchira la soif de l'Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang

Que nos rideaux fermés nous séparent du monde,
Et que la lassitude amène le repos !
Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde
Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux !"

Descendez, descendez, lamentables victimes,
Descendez le chemin de l'enfer éternel !
Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel

Jamais un rayon frais n'éclaira vos cavernes ;
Par les fentes des murs des miasmes fiévreux
Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes
Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux

"Hippolyte, cher coeur, que dis-tu de ces choses ?
Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir
L'holocauste sacré de tes premières roses
Aux souffles violents qui pourraient les flétrir ?

Hippolyte, Ô ma soeur! Tourne donc ton visage,
Toi, mon âme et mon tout et ma moitié,

Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles !
Pour un de ces regards charmants, baume divin,
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles,
Et je m'endormirai dans un rêve sans fin !

# Postato venerdì 26 agosto 2005 06:50

Modificato sabato 17 settembre 2005 09:54

----> Black skirt <----

Ouvrir les yeux sur ce monde de merde
Des milliards de crétins, et moi le premier
Dans ce peuple perdu
Dans ce pays vendu
Aux enchères des monnaies
Et puis fermer les yeux
Ouvrir les yeux sur mes parents trop morts
Et leur jolie jardin
Et leur jolie voiture
Et ma jolie copine
Aussi bien maquillée que ce monde qui m'entoure
Je voudrais mourir en paix
Ouvrir les yeux sur ce prof de merde
J'suis encore défoncé et puis j'y comprends rien
Mais qu'est-ce que tu racontes
Et ton éducation, la seule éducation c'est la consommation
Ouvrir les yeux sur ce prof de merde
J'suis encore défoncé et puis j'y comprends rien
Mais qu'est-ce que tu racontes
Et ton éducation, la seule éducation.......
Je voudrais mourir en paix
Ouvrir les yeux on n'a pas de futur
Mais rien ne presse puisqu'on est les champions
Consommation, éducation, compétition, élimination
Ouvrir les yeux on n'a pas de futur
Mais rien ne presse puisqu'on est les champions et 1 et 2 et 3, 0
Puisqu'on est condamné, condamné
Ouvrir les yeux on n'a pas de futur
Mais rien ne presse puisqu'on est les champions
Consommation, éducation, compétition, élimination
Ouvrir les yeux on n'a pas de futur
Mais rien ne presse puisqu'on est......
Puisqu'on est {x2}
Condamné {x3}
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# Postato venerdì 26 agosto 2005 06:38

----> Les hommes <----

Ils naissent un matin et comblent de bonheur
Poussent un premier cri qu'ils pousseront toujours
Qu'ils sont beaux d'innocence et qu'ils sont beaux d'espoir
Qu'ils sont beaux de jeunesse, qu'ils sont tristes d'y croire

Puis comprennent un peu mieux, mieux de jour en jour
Que la vie c'est de vivre, sans jamais voir le jour
Que la vie c'est de vivre, vivre de jour en jour
Que vivre c'est frémir, et frémir à toujours

Ils parlent dtre libres, de fortunes, de pays
de femmes à conquérir, ils parlent de partir
Puis ils parlent d'amour comme on parle d'un rêve
Qu'on fait de jour en jour, jour après jour

Et puis voilà l'amour, et c'est alors qu'on s'aime
Et qu'on va s'inventer qu'on est roi qu'on est reine
On se prend à rêver qu'à deux on est invincible
Quand il n'est plus qu'attendre, à se partager

Alors ils marchent ensemble, en pauvres condamnés
Alors ils rêvent ensemble, de rêves fatigs
Alors ils marchent ensemble, car il faut bien vieillir
Puis ils vieillissent ensemble car il faut bien mourir

Ils meurent au matin, non ce n'est pas le soir
Ils meurent un matin bouffés par leur mémoire
Poussent un dernier cri, avant l'éternité
Car ici respirer rime avec agonie

Quand soudain le néant fait place à l'Infini
Quand enfin le silence nous ramène à la vie
Quand enfin délivrés de la pénitence
Jaillit de l'Imparfait la nouvelle naissance
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# Postato venerdì 26 agosto 2005 06:33

----> Frére <----

Frère
Frère de sang, fre de nation
Fre de rien, frère de putain
Juste des frères
Frère
Mais dis-moi que je ne suis plus seul
Au milieu de milliard de moi
De milliard de toi
Puisqu'on est déjà mort
Puisqu'on est déjà mort
Puisqu'on en veut encore
Chaque jour un peu plus
Frère
Frère de sang, frère d'horizon
Fre de rien, frère de chemin
Juste des frères
Fre
Mais dis-moi que je ne suis plus seul
Au milieu de milliard de moi
De milliard de toi...
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# Postato venerdì 26 agosto 2005 06:26